Carte Blanche à Sami Nagazi

Une nouvelle journée commence à Cité Hlel. Dans ce quartier qui se situe à quelques kilomètres du centre ville de la capital Tunis, vivent des milliers de personnes  à l’écart du monde et dans l’absence presque total d’infrastructures.

Au petit matin commence l’attente d’un fils qui ne retournera jamais dans ces bras.

Mdella, entourée de ses trois enfants, expose la photo d’identité de son quatrième fils assassiné avant la révolution. Son fils  vivait en Italie, lors de son retour en Tunisie, il est parti le matin visiter  son frère en prison. Le soir des gens l’ont ramené  mort à la maison. Des témoins ont informé sa mère qu’il l’ont vu battu jusqu’à la mort par des policiers. Les circonstances de sa mort restent un vrai mystère pour sa famille.

Mohamed, 45 ans, chômeur, vit avec sa mère. Depuis qu’il a eu un accident de travail il ne peut plus travailler. Il attend depuis des années son indemnisation.

« Zina » avec ses fils et leurs enfants. Son autre  fils est dans la prison « Erroumi ».


Les vieux comme les jeunes rêvent. Les jeunes de vite s’en sortir, et  les vieux de mourir ici dans l’oubli.

Par : Sami Nagazi
Crédit photo : Sami Nagazi

 

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Sami Nagazi né en 1982 à Tunis, diplômé en infographie. Je me converti par la suite à la photographie.

Photographier pour moi n’est pas seulement un moyen de communication mais aussi un moyen de lutte contre l’absence. Errer dans les rues avec mon appareil à la main c’était ma seule formation à laquelle j’ai appris que prendre une photo est la dernière étape dans le processus photographique, et que tisser des liens avec le sujet et une sorte de respect pour lui et pour mon travail.

Mon regard est tourné vers l’individu et son périple dans la société. Je déteste les cartes postales et généralement je photographie ce qui est toujours mis en marge.

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