Carte Blanche à Emir Ben Ayed

La misère est universelle. Nous n’avons pas à la chercher ailleurs, elle s’impose à nous comme une évidence si on est sensible au sort des plus démunis.

Mon travail a pris une orientation anthropologique confirmée suite à un constat des plus marquants: Le soulèvement qu’a connu la Tunisie et qui fut porté par les plus défavorisés a servi toutes les causes .. sauf les leurs !

En tant qu’observateur actif de la société dans laquelle je vis, j’ai vu et vécu ses mutations catalysées par un élan de liberté sans précédent; mais j’étais aussi témoin de la situation stagnante des jeunes des quartiers populaires et des laissés-pour-compte, pour qui rien n’a changé.

A travers différentes séries, j’ai essayé de dépasser l’acte de documenter passivement de leur quotidien et de présenter une recherche plus approfondie sur leur situation. Étendre ma recherche à des sociétés ayant des ressemblances avec la société tunisienne m’a permis de constater qu’il n’y a pas seulement des points de jonctions entre elles au niveau des classes défavorisées, mais qu’il y aurait ce que nous pourrions appeler de « misère universelle » causées par facteurs qui sont quasiment les mêmes: Une démocratie défaillante au service des plus disposés à la rendre plus élitiste.

Cette série, réalisée dans le vieux quartier latin d’Alexandrie, fait partie d’un travail de recherche anthropologique visant à expliciter les similitudes entre les causes ayant abouti aux deux soulèvements tunisiens et égyptiens et les répercussions immédiates de ces événements historiques sur les plus démunis.

Emir Ben Ayed

[toggle title="Emir Ben Ayed"]Né en 1986, Emir Ben Ayed est un jeune photographe tunisien qui vit et travail en Tunisie. Avec plusieurs expositions à son actif, Emir travail depuis l’année 2011 comme photo-reporter pour l’agence britannique Demotix.[/toggle]

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